Mes Orchidées de Haute-Savoie
Que sont les Orchidées?
Les Orchidées ou Orchidacées ( Orchidaceae ) forment une grande famille de plantes Monocotylédones.
C'est une des familles les plus diversifiées, comptant plus de trente mille espèces, réparties en plus de huit cent cinquante genres,
auxquelles il faut ajouter plus de 15000 hybrides horticoles créés depuis la mise au point de méthodes de culture.

La famille des Orchidées est une famille jeune si l’on se réfère à l’histoire des plantes.
Les Conifères sont apparus il y a environ 300 millions d’années, les Dicotylédones ( plante à deux cotylédons ) il y a 150 millions d’années,
les Monocotylédones ( dont les Orchidées font partie ) il y a 100 millions d’années, alors que les plus anciens fossiles d’Orchidées connus datent de 20 à 30 millions d’années environ.

La classification phylogénétique situe aujourd'hui cette famille dans l'ordre des Asparagales.

Ce sont des plantes herbacées, à mycorhizes, épiphytes pour les espèces tropicales, ou herbacées terrestres pour celles de climats tempérés.

De types divers, autotrophes ou mycotrophes, à feuilles entières, alternes, distiques, rarement opposées, parfois en écailles, souvent charnues et engainantes.
Elles sont parfois dépourvues de chlorophylle.
La symbiose, qu'elle soit de type autotrophique, saprophytique, voire parasitique, se fait avec un champignon microscopique qui permet à la plante de pallier l'absence de toute réserve
dans ses graines ainsi que l'absence de radicelles au niveau de ses racines. Chez les espèces terrestres, les racines sont adventives et souvent épaissies en pseudobulbes.

La fleur d'orchidée possède 6 tépales sur 2 verticilles. Les 3 tépales du verticille inférieur sont nommés sépales et les 3 tépales du verticille supérieur sont nommés pétales.
Deux des pétales sont plus ou moins atrophiés, le troisième, au contraire, est très développé et forme le labelle.
Il prend diverses formes en fonction des espèces, et peut être prolongé à la base par un éperon. Les organes sexuels sont rassemblés dans un seul superorgane, le gymnostème.
On ne trouve généralement qu'une étamine constituée de 2 masses de pollen, les pollinies, situées au-dessus d'une zone collante, le rostellum ou bursicule en partie issus de
la transformation des stigmates.

Les fleurs sont normalement hermaphrodites, zygomorphes, en grappes ou en panicules, parfois solitaires. La fleur subit une rotation de 180° ( résupination ) par torsion de l’ovaire.
Le périanthe est généralement pétaloïde.

Les étamines sont solitaires normalement, plus rarement leur nombre peut être de deux ( Cypripedium ).

Les grains de pollen sont solitaires chez les Cyprepedioideae alors qu’ils sont en pollinies chez les autres sous-familles. Dans ce cas, il y a cinq ou six pollinies par sac pollinique.
Les pollinies sont portées par des caudicules se terminant par un rétinacle visqueux ou viscidium, contenu dans une bursicule, qui permet à l’ensemble de se coller aux pollinisateurs.

Le gynostemium est souvent sous-tendu par un lobe stigmatique élargi ou rostellum permettant de limiter l’autofécondation.

Les ovules, dont le développement est déclenché par la pollinisation, sont anatropes. Le fruit est une capsule fermée basalement et apicalement avec trois ou six fentes de déhiscence.
Les semences sont minuscules, plusieurs milliers, avec un embryon non développé, minuscule. Les semences ne germent qu’en présence du champignon spécifique du genre Rhizoctonia.
Un protocorme se constitue avec des rhizoïdes basaux, sans radicule et généralement sans cotylédon qui donne finalement des feuilles apicales.
Les racines adventives se développent ensuite.
 
 
 
Désigne plus spécifiquement la colonne au centre de la fleur d'orchidée sous laquelle se trouvent
les organes sexuels ( les pollinies, l'organe mâle et le stigmate, l'organe femelle ) judicieusement
disposés pour que l'insecte soit obligé de remplir son rôle de pollinisateur.
Plantes qui poussent en se servant d'autres plantes comme support.
Il ne s'agit pas de plantes parasites car elles ne prélèvent rien au détriment de leur hôte.
Tubercule primordial qui, très lentement devient une plantule avec tige, feuilles et racines.
L'association avec le champignon se poursuit pendant toute la jeunesse de la plante et même,
du moins chez beaucoup d'Orchidacées terrestres, pendant toute sa vie.
Ouverture naturelle d’un organe, généralement sec,
pour libérer des graines, le pollen ou des spores.
Fruit sec déhiscent issu d’un ovaire formé de plusieurs carpelles soudés entre eux.
Se dit d'un ovule végétal entièrement renversé.
Lobe stigmatique stérile des Orchidacées élargi pour éviter que le pollen de la plante se dépose sur ses propres stigmates.
Ceci permet de limiter l’autofécondation et favorise le brassage génétique.
Organe sexuel mâle de la fleur constitué d’un filet terminé par une anthère.
Qui ressemble aux pétales.
Ensemble des enveloppes qui assurent la protection des organes reproducteurs de la fleur (étamines et pistil).
Il comprend le calice composé de sépales et qui assure une fonction de protection et
accessoirement une fonction chlorophyllienne, puis la corolle composée de pétales.
Se dit d’une fleur ayant un plan de symétrie et non un axe.
Fleur bisexuée portant des organes mâles et femelles.
Un mycorhize est le résultat de l'association symbiotique entre des champignons et les racines des plantes.
Le rostellum est un stigmate stérile qui sépare
les étamines de la partie femelle chez les Orchidaceae.
Ensemble des ramifications secondaires apparaissant sur le même nœud de l'axe primaire d'un végétal.
Le verticille est constitué par plusieurs organes disposés en rayons autour d'un axe ou d'un point central.
Les feuilles, les rameaux peuvent être verticillés, les pièces florales ( calice, corolle, androcée, pistil ) le sont ordinairement.
Chacune des pièces de l'enveloppe florale.
Qui dépend des parasites végétaux ou animaux.
Se dit des végétaux supérieurs, des champignons et des micro-organismes
qui se nourrissent de matière organique morte.
Se dit des plantes qui portent sur leurs racines des mycorhizes.
Un organisme autotrophe est un organisme capable de générer sa propre matière organique à partir d’éléments minéraux.
Il utilise pour cela l’énergie lumineuse soit par photosynthèse, soit par chimiosynthèse chez quelques espèces.